Sainte Kateri Tekakwitha

À onze ans, elle fut bouleversée par les paroles de trois jésuites de passage. À vingt ans, elle fut baptisée. Peu après, elle fuyait à trois cents kilomètres du seul foyer qu'elle eût jamais connu, pour la seule raison de pouvoir vivre cette foi en paix.
Saint Kateri Tekakwitha
Aimeriez-vous que la foi silencieuse et résiliente de Kateri Tekakwitha veille sur votre propre foyer ? Saint Kateri Tekakwitha

L'unique survivante de sa famille

Kateri Tekakwitha naquit en 1656 à Ossernenon, dans l'actuel État de New York, à Auriesville, d'un père mohawk et d'une mère algonquine convertie au christianisme. À quatre ans, la variole s'abattit sur sa famille ; elle seule survécut, gardant des cicatrices au visage et une vue affaiblie qui l'accompagnèrent le reste de sa vie.

Un portrait d'une jeune femme amérindienne à l'expression douce, enveloppée d'un manteau simple, une petite croix visible sur sa poitrine.

Représentation traditionnelle de sainte Kateri Tekakwitha — domaine public.

Une foi découverte à onze ans, assumée à vingt

À onze ans, elle fut profondément marquée par les paroles de trois jésuites de passage — probablement les premiers chrétiens blancs qu'elle eût jamais rencontrés. Elle commença dès lors à façonner sa vie autour de ce qu'elle avait entendu d'eux, et à vingt ans elle fut formellement instruite dans la foi et baptisée sous le nom de Catherine, rendu en mohawk par Kateri, par le missionnaire jésuite Jacques de Lamberville.

Une fuite de trois cents kilomètres pour la liberté de la pratiquer

Ce baptême eut un prix. Harcelée, lapidée et menacée de torture dans son propre village, Tekakwitha parcourut environ trois cents kilomètres jusqu'à la mission de Saint-François-Xavier, au Sault Saint-Louis, près de l'actuelle Montréal, fondée par des jésuites français. Elle y fut bientôt connue sous le nom de « Lys des Mohawks », reconnue pour sa bonté, sa vie de prière et les souffrances qu'elle avait endurées pour sa foi.

Une reconnaissance venue des siècles plus tard

Le pape Jean-Paul II la béatifia en 1980. En décembre 2011, après avoir examiné le témoignage d'un garçon dont une infection bactérienne nécrosante avait disparu à la suite de prières adressées à son intercession, le pape Benoît XVI reconnut le miracle ; elle fut canonisée en octobre suivant, devenant la première personne autochtone d'Amérique du Nord élevée à la sainteté par l'Église catholique. Elle est aujourd'hui également honorée comme patronne de l'écologie.

Trivia

Qui était sainte Kateri Tekakwitha ?
Une femme mohawk-algonquine (1656-1680) surnommée le « Lys des Mohawks », devenue la première personne autochtone d'Amérique du Nord canonisée sainte par l'Église catholique romaine.
Que lui arriva-t-il durant son enfance ?
À quatre ans, la variole ravagea sa famille ; elle en fut l'unique survivante, gardant des cicatrices au visage et une vue affaiblie, tandis que ses deux parents et son frère mouraient.
Pourquoi fuit-elle son village natal ?
Après son baptême à vingt ans, elle fut harcelée, lapidée et menacée à cause de sa foi chrétienne dans son propre village, et parcourut environ trois cents kilomètres jusqu'à la mission jésuite de Saint-François-Xavier, près de l'actuelle Montréal.
Quand fut-elle canonisée ?
Elle fut béatifiée par le pape Jean-Paul II en 1980 et canonisée par le pape Benoît XVI en octobre 2012, après qu'une guérison miraculeuse lui eut été attribuée.
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