Comment choisir un saint de confirmation

Pourquoi la Confirmation implique de choisir un saint
La coutume de prendre le nom d'un saint à la Confirmation ne se trouve pas énoncée, verset par verset, dans le Catéchisme comme le sont les effets du sacrement lui-même — c'est une pratique pastorale répandue plutôt qu'une exigence universelle du droit canonique, et les diocèses en gèrent les règles précises de manière quelque peu différente. Mais la logique qui la sous-tend traverse directement l'enseignement catholique sur le sacrement. Le Catéchisme décrit la Confirmation comme achevant la grâce du baptême et enracinant plus profondément le confirmand dans la « relation filiale avec Dieu » et la vie de l'Église (CEC 1303). Choisir un patron à ce moment précis donne à cette idée abstraite un visage concret : une personne réelle qui a vécu la vie chrétienne dans un temps, un lieu et des circonstances particulières, et à qui l'on peut désormais s'adresser, par son nom, pour demander sa prière et suivre son exemple.
Nicolas Poussin, La Confirmation, second cycle des Sept Sacrements, 1645, collection privée (prêt du duc de Sutherland, National Gallery of Scotland) — domaine public.
C'est aussi ce qui distingue le saint de confirmation du prénom de baptême. Le baptême a généralement lieu dans la petite enfance, et le prénom est choisi par les parents — souvent pour des raisons familiales qui n'ont rien à voir avec le saint qui y est rattaché. Les candidats à la Confirmation, en revanche, sont assez âgés pour rechercher, réfléchir et choisir délibérément. C'est souvent le premier vrai exercice pour de nombreux jeunes catholiques d'étudier de manière autonome la vie des saints et de se demander laquelle résonne vraiment avec la leur.
Par où commencer à chercher
La plus grande erreur des confirmands est de partir de l'ensemble du canon des saints canonisés — une liste qui compte plusieurs milliers de noms — au lieu de restreindre la recherche à partir de quelque chose de concret. Quelques points de départ pratiques fonctionnent mieux :
Commencez par votre propre prénom. Si votre prénom légal ou de baptême a déjà un patron évident — une Catherine, un François, un Antoine — ce saint mérite un premier regard, même si vous finissez par en choisir un autre. C'est le chemin de moindre résistance, et il se transforme souvent en un véritable attachement une fois qu'on lit réellement l'histoire de la personne.
Commencez par un centre d'intérêt ou une épreuve. L'Église compte des siècles de saints associés à presque toutes les vocations et toutes les formes d'épreuves. Les saints patrons de la guérison et de la maladie parlent aux confirmands confrontés à un problème de santé dans leur propre famille ; les saints patrons des voyageurs et des pèlerins conviennent à un candidat qui aime être en mouvement. Le répertoire des saints patrons est conçu pour faciliter ce genre de recherche, organisé par profession, situation de vie et cause.
Commencez par une vertu que vous souhaitez développer. Certains confirmands procèdent à l'inverse, partant d'une qualité — le courage, l'humilité, la joie — et cherchent le saint dont la vie l'incarne le plus vivement, plutôt que de partir d'un nom ou d'une catégorie.
Quelques saints vers lesquels les confirmands reviennent sans cesse
Aucune liste ne peut couvrir toute l'étendue de la sainteté catholique, mais une poignée de saints reviennent constamment dans les groupes de préparation à la Confirmation, et pour de bonnes raisons — leurs histoires sont vivantes, bien documentées, et parlent directement aux défis d'une foi qui grandit vers l'âge adulte.
Sainte Thérèse de Lisieux est l'un des patrons les plus fréquemment choisis par les confirmands adolescents, et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi : elle entra au couvent à quinze ans et bâtit toute sa spiritualité autour de ce qu'elle appelait sa « petite voie » — trouver la sainteté dans de petits actes d'amour ordinaires plutôt que dans des gestes spectaculaires. Pour un confirmand qui se sent trop jeune ou trop ordinaire pour envisager sérieusement la sainteté, son exemple soutient directement le contraire.
Sainte Jeanne d'Arc attire les confirmands en quête d'un patron défini par le courage sous une pression bien réelle — une adolescente qui conduisit des armées et resta ferme lors de son interrogatoire par un tribunal hostile, fidèle à ce qu'elle croyait avoir reçu dans la prière, même au prix de tout.
Saint François d'Assise séduit les candidats attirés par la simplicité, le soin de la création et une rupture radicale avec la richesse et le confort — fils d'un riche marchand qui renonça à tout et bâtit toute une famille spirituelle autour d'une vie évangélique d'une franchise radicale.
Saint Michel Archange, bien que non techniquement canonisé comme le sont les saints humains (les anges ne sont pas canonisés, la canonisation confirmant la présence d'une âme humaine au ciel), demeure néanmoins un choix de confirmation extrêmement populaire pour les candidats attirés par son rôle de protecteur et de défenseur — preuve que le mot « patron », au sens large et populaire, s'étend au-delà des saints canonisés jusqu'aux archanges nommés dans l'Écriture.
Des questions à se poser avant de se décider
Un nom de confirmation ne devrait pas se choisir comme un nom d'utilisateur — vite, et surtout selon la sonorité. Quelques questions honnêtes aident à transformer une présélection en une véritable décision : L'épreuve particulière de ce saint fait-elle écho à quelque chose dans votre propre vie en ce moment ? Auriez-vous réellement envie d'en lire davantage sur la manière dont il ou elle a vécu, au-delà de la fête et d'une citation célèbre ? Y a-t-il une vertu chez lui ou elle que vous souhaitez sincèrement faire grandir au fil des prochaines années, et non simplement admirer de loin ?
Il vaut aussi la peine d'en parler avec la personne qui vous prépare à la Confirmation — un catéchiste, un parrain ou une marraine, ou un prêtre de paroisse — à la fois parce que les diocèses varient légèrement dans leurs règles formelles (certains, par exemple, sont plus stricts que d'autres sur la possibilité de choisir un Bienheureux pas encore canonisé) et parce qu'un bon parrain ou une bonne marraine de confirmation a souvent une réelle intuition de l'histoire du saint qui correspond vraiment au candidat qu'il a en face de lui.
Un choix destiné à durer bien au-delà de la cérémonie
Quelle que soit la manière dont la décision est prise, l'essentiel dans le choix d'un saint de confirmation n'est pas le nom inscrit ensuite dans le registre paroissial — c'est la relation continue que l'Église espère voir naître. La plupart des catholiques ne pensent pas beaucoup à leur saint de confirmation dans les semaines qui suivent immédiatement la cérémonie, mais ce nom a tendance à resurgir plus tard : dans une période difficile de la vie, dans une prière dite presque machinalement, dans un petit geste modelé, à moitié consciemment, sur quelqu'un choisi des années plus tôt pour des raisons qui avaient du sens pour une version bien plus jeune de soi-même. C'est vraiment tout le sens de cette coutume — non pas une décision ponctuelle, mais le début d'une compagnie précise et nommée, destinée à accompagner un catholique pour le reste de sa vie.
Trivia
Dois-je choisir un saint dont je porte déjà le nom pour la Confirmation ?
Puis-je choisir un saint qui n'est pas encore officiellement canonisé, comme un Bienheureux ?
Mon saint de confirmation doit-il être du même sexe que moi ?
Que faire si je n'arrive pas à choisir entre deux ou trois saints qui me plaisent ?
Choisir un saint de confirmation signifie-t-il que je suis lié à lui pour toujours ?







